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Fêtes et Coutumes populaires

Dernier ajout – vendredi 21 mars 2008.

À MA PETITE HERVINE

Introduction.

Les fêtes et les coutumes populaires !

L’admirable matière, mais si vaste ! Une vie ne suffirait pas à la traiter. Comment donc la faire tenir en quelques pages ? Mais on ne s’est proposé ici que d’effleurer le sujet et l’on a choisi, parmi les fêtes populaires, les plus connues et les plus anciennes.

Ce ne sont pas toujours les moins curieuses, ni — bien qu’elles n’aient pour la plupart rien d’officiel — celles que le peuple chôme avec le moins de plaisir. Il ne les chôme pas toujours dans un esprit très orthodoxe ; il lui arrive même d’avoir complètement oublié le sens du rite héréditaire auquel il se plie et on l’étonnerait fort en lui révélant que les boudins de Noël, par exemple, sont un souvenir du sanglier que les Celtes sacrifiaient, au solstice d’hiver, en l’honneur de Bélénus, le dieu solaire. La plupart de nos coutumes populaires sont ainsi de très lointaines survivances ; en nous penchant un peu, nous discernerions sous chacune d’elles toute une cosmogonie primitive ; nous reconnaîtrions le travail profond des vieilles imaginations aryennes, leur essai d’une explication naturiste de l’univers.

Et peut-être que la vertu secrète de ces coutumes est là : elles sont aussi anciennes que la race ; elles se sont chargées en route de sens nouveaux et parfois contradictoires ; elles ont emprunté sans compter aux diverses cultures, celtique, latine, catholique, qui ont fait l’âme nationale. Mais cette plasticité même, cette souplesse à s’adapter à nos divers états de civilisation, n’est-elle pas la meilleure preuve de leur vitalité ?

Avant de sourire d’elles, tâchons d’abord de les comprendre. Qui les aura comprises ne tardera pas à les aimer.

Ch. Le G.


  • Fêtes et Coutumes populaires

    Pâques

    par Charles Le Goffic

    21 mars 2008

    « Combien différents, les œufs de Pâques d’aujourd’hui ! Et, d’abord, ils n’ont plus des vrais œufs que l’apparence ; ils sont en sucre ou en chocolat, et beaucoup, par leurs proportions gigantesques, seraient dignes d’avoir été pondus par cet oiseau Rock des Mille et une Nuits qui, de ses ailes ouvertes, couvrait tout un pan du ciel . Si fastueux et si énormes soient-ils, j’ai le mauvais goût de n’admirer que médiocrement ces tours de force de la pâtisserie moderne et, à tant faire que de convertir les œufs en friandises, je n’hésite pas à leur préférer les simples œufs à surprise dont le fin gourmet Charles Monselet copia jadis la recette sur un « viandier » du château royal de Marly :
    - Prenez douze œufs de belle prestance ; faites à chacun deux petits trous aux extrémités ; passez par un de ces trous une paille pour crever le jaune ; videz vos œufs en soufflant par un des bouts ; mettez vos coquilles dans de l’eau pour les rincer ; égouttez-les et faites-les sécher à l’air ; délayez de la farine avec un jaune d’œuf pour boucher un des trous de vos coquilles ; les ayant bouchées, laissez-les sécher et remplissez-les de crème au chocolat, ou au café, ou à la fleur d’orange, ou à la vanille ; à cet effet, servez-vous d’un très petit entonnoir ; bouchez les trous de ces coquilles ; faites-les cuire à pleine eau chaude (sans les faire bouillir) ; supprimez la pâte des deux bouts de ces œufs ; essuyez-les et servez sous une serviette pliée pour entremets. » (Charles Le Goffic, Pâques).

  • Fêtes et Coutumes populaires

    Masques et Travestis

    par Charles Le Goffic

    6 février 2008

    « La vogue même des confetti et des serpentins commence à bien s’atténuer. C’est M. Lué, régisseur du Casino de Paris, qui le premier, en 1891, cherchant une attraction pour les bals de l’établissement auquel il était attaché, eut l’idée de remplacer par du papier inoffensif les cuisants confetti de plâtre dont on se bombarde en Italie. À cet effet, il chargea son père, ingénieur à Modane, de lui envoyer une certaine quantité de ces petits résidus de forme ronde enlevés des feuilles de papier que l’on perce pour l’élevage des vers à soie. Ainsi naquit le confetti parisien. Son succès fut énorme. Des établissements publics, l’invention gagna la rue ; tout le monde s’en mêla. Ce fut une vraie folie. Qui n’a vu, le lendemain du Mardi Gras et de la Mi-Carême, les chaussées couvertes d’une bouillie polychrome de quinze à vingt centimètres d’épaisseur ? Il ne se dépense pas, à Paris, en une seule journée de carnaval et pour peu que le temps soit beau, moins d’un million de kilos de ces minuscules projectiles. Quant aux serpentins, il faut renoncer tout de bon à compter les kilomètres et les myriamètres qui s’en déroulent. Si le confetti n’est pas autochtone, et s’il est permis de ne voir en lui qu’une contrefaçon du confetti transalpin, il n’en est pas de même du serpentin ou spirale qui est une invention exclusivement parisienne. Chose curieuse, cette invention remonterait à la même année que celle des confetti. On l’attribue à un jeune employé du bureau 47 des télégraphes de Paris. Les inventeurs sont modestes. Celui-ci n’a pas dit son nom. Tout ce que l’histoire sait de lui, c’est qu’il imagina de lancer sur la foule, du haut d’un balcon, des rouleaux de papier bleuté destiné au télégraphe Morse. Il n’avait pas pris de brevet pour sa découverte, sans quoi il serait aujourd’hui millionnaire. Paris fut tout de suite fou des serpentins comme il l’avait été des confetti. » (Charles Le Goffic, Masques et Travestis).

  • Fêtes et Coutumes populaires

    Les Rois

    par Charles Le Goffic

    10 janvier 2008

    « C’est en commémoration de cette apparition de l’étoile aux rois mages, Balthazar, Melchior et Gaspard, et de la visite qui s’ensuivit aux lieux solennisés par la naissance de Jésus, que l’Église a institué la fête de l’Épiphanie, ainsi nommée des deux mots grecs : épi (sur) et phanéiä (révélation). Dans le langage courant on l’appelle la Fête des Rois, et vous savez de quelle aimable cérémonie elle est le prétexte aujourd’hui encore. À table, au dernier service, on apporte une énorme galette dont les morceaux sont répartis à la ronde entre les convives de tout âge. Celui qui trouve la fève dans sa part est proclamé roi, et, pour célébrer cette royauté éphémère, l’assistance se lève en criant : Le Roi boit !
    On a dit de la galette épiphanique qu’elle défiait tous les changements de régimes et les pires bouleversements sociaux. C’est ainsi qu’en 93 les pâtissiers de la Révolution ne se laissèrent pas embarrasser par la chute de la royauté : en guise de galette des rois, ils fabriquèrent seulement des galettes de la Liberté. De nos jours même, où les vieilles traditions s’abolissent, les galettes épiphaniques font encore l’objet d’un commerce lucratif. Mais les pâtissiers n’en ont plus le monopole ; les boulangers en fabriquent également, qu’ils offrent en étrennes à leurs clients de l’année. Il n’y a qu’une petite modification à la classique galette de jadis, et c’est que la fève y est remplacée par une poupée de porcelaine. Je ne sais pas si nous avons beaucoup gagné au change, mais je sais qu’il est des mâchoires à qui cette substitution n’a pas laissé de causer certaines disgrâces imprévues. Un boulanger, à qui je faisais part de mes scrupules, me disait qu’on s’y était décidé pour éviter toute espèce de fraude : il paraît qu’au temps de la fève certains convives peu délicats préféraient avaler sans rien dire ce gros légume indigeste et se dérober aux charges d’une royauté dispendieuse. » (Charles Le Goffic, Les Rois).

  • Fêtes et Coutumes populaires

    Le Jour de l’An

    par Charles Le Goffic

    28 décembre 2007
  • Fêtes et Coutumes populaires

    Noëls de France

    par Charles Le Goffic

    23 décembre 2007
  • Fêtes et Coutumes populaires

    La Fête des Morts

    par Charles Le Goffic

    31 octobre 2007
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