Bibliothèque Karl Abraham (1877-1925).
Karl ABRAHAM
Revue Internationale pour la psychanalyse (1919)
3 juin 2006« Le jour où la névrose réelle éclate, le médecin, tout comme le profane, semble être rapidement en mesure de porter un diagnostic par trop facile : le “surmenage”. Car dans certains cas, le travail ne peut continuellement contenir la pression de la libido qui, tôt ou tard, finit par se convertir. Dans d’autres cas - qui nous concernent ici particulièrement -, des symptômes névrotiques plus ou moins graves et aigus surgissent lorsque le travail est interrompu par des circonstances extérieures. L’équilibre psychique péniblement maintenu par le travail se rompt le temps d’un dimanche, des vacances, etc., et parfois pour une période de temps prolongée ; dès la reprise du travail les patients se sentent tout de suite beaucoup mieux » (Karl Abraham, Remarques à propos de la communication de Ferenczi sur « Les névroses du dimanche »).
Karl ABRAHAM
Internationale Zeitschrift Für Psychoanalyse, VIII, Cahier 3, Octobre 1922
21 février 2004« L’erreur de l’expression contenue dans cette phrase, montre avec une grande évidence le désir de l’auteur de n’absolument pas mourir, et permet de nous faire une bonne vue de la conviction inconsciente qu’a chaque homme de sa propre immortalité » (K. Abraham, 1922).
Karl ABRAHAM
Internationale Zeitschrift für Psychoanalyse, IX, Cahier 1, Mars 1923
24 janvier 2004« Je me trouve au fond de l’eau, au raz du sol. Je suis morte, ou plutôt je me trouve immobile, car je peux quand même tout observer. Je vois là comment un grand bateau se déplace sur l’eau. Un homme avec une longue barre est sur le bateau ; c’est ainsi, en remuant cette barre d’avant en arrière, qu’il fait avancer le bateau, comme c’est de coutume sur nos fleuves. Maintenant, il s’arrange pour plonger sa barre dans l’eau, vers l’endroit où je me trouve, et me fait d’abord un trou dans la région de la bouche. L’impact suivant rencontre ma poitrine, avec le troisième, l’homme me perfore l’abdomen et me fait un trou dans le bas-ventre. » (K. Abraham, 1923).
Karl ABRAHAM
Zentralblatt für Psychoanalyse, II, Cahier 3, Décembre 1911
10 janvier 2004