Boston, le 19 janvier 1809 - Baltimore, le 07 octobre 1849.
Edgar Allan POE
Nouvelle, 1841
17 décembre 2005« Si maintenant - subsidiairement - vous avez convenablement réfléchi au désordre bizarre de la chambre, nous sommes allés assez avant pour combiner les idées d’une agilité merveilleuse, d’une férocité bestiale, d’une boucherie sans motif, d’une grotesquerie dans l’horrible absolument étrangère à l’humanité, et d’une voix dont l’accent est inconnu à l’oreille d’hommes de plusieurs nations, d’une voix dénuée de toute syllabisation distincte et intelligible. Or, pour vous, qu’en ressort-il ? Quelle impression ai-je faite sur votre imagination ? [...].
Maintenant, dit Dupin, lisez ce passage de Cuvier.
C’était l’histoire minutieuse, anatomique et descriptive du grand orang-outang fauve des îles de l’Inde orientale. Tout le monde connaît suffisamment la gigantesque stature, la force et l’agilité prodigieuses, la férocité sauvage et les facultés d’imitation de ce mammifère. Je compris d’un seul coup tout l’horrible du meurtre » (E. A. Poe, Double assassinat dans la rue Morgue).
Edgar Allan POE
Columbian Magazine, 1844
12 novembre 2005« Comme le somnambule, d’une voix faible, prononçait ces derniers mots, j’observai dans sa physionomie une singulière expression qui m’alarma un peu et me décida à le réveiller immédiatement. Je ne l’eus pas plutôt fait, qu’il tomba en arrière sur son oreiller et expira, avec un brillant sourire qui illuminait tous ses traits. Je remarquai que moins d’une minute après son corps avait l’immuable rigidité de la pierre. Son front était d’un froid de glace. Tel sans doute je l’eusse trouvé après une longue pression de la main d’Azrael. Le somnambule, pendant la dernière partie de son discours, m’avait-il donc parlé du fond de la région des ombres ? » (Edgar Poe, Révélation magnétique).
Edgar Allan POE
Conte (1837)
12 juin 2004La crête des montagnes sommeille ; la vallée, le rocher et la caverne sont muets (Alcman).
Écoute-moi, - dit le Démon, en plaçant sa main sur ma tête. - La contrée dont je parle est une contrée lugubre en Libye, sur les bords de la rivière Zaïre. Et là, il n’y a ni repos ni silence. Les eaux de la rivière sont d’une couleur safranée et malsaine ; et elles ne coulent pas vers la mer, mais palpitent éternellement, sous l’œil rouge du soleil, avec un mouvement tumultueux et convulsif. De (...)
Edgar Allan POE
Conte (1850 - Traduction : Charles Baudelaire)
5 juin 2004
Edgar Allan POE
Traduction : Stéphane MALLARMÉ. Illustrations : Édouard MANET.
15 novembre 2003
Edgar Allan POE
Traduction de Charles Baudelaire
4 mai 2003