« L’article du Monde relatant le procès a suscité, sur le web, un virulent débat. Sur la question de savoir comment enterrer un incroyant imprégné de culture catholique et manifestement ambivalent ? Ou s’il est diffamatoire de dire qu’un enfant n’a pas respecté la volonté de son père ?
Point du tout. On s’est passionnés pour le plus-que-parfait du subjonctif, on s’est écharpés sur sa valeur indicative, conditionnelle ou concessive. Certains ont douté que le spécimen fût authentique. D’autres qu’il indiquât une virtualité. On s’est donné du "Ce que vous dites est imprécis" et du "Pardonnez pour la pédanterie, mais..." On a surtout attendu que l’adversaire, dans le feu du débat, commît une faute d’orthographe pour la terrasser en vol d’une flèche empoisonnée. Jusqu’à ce que toute cette effervescence accouche de l’inévitable bon mot : "Quel déchet ne ment !"
Les détracteurs de la psychanalyse l’accusent d’être élitaire, sectaire et verbeuse. Où diable vont-ils chercher ça ? Où donc, je vous le demande. » (Anna Lietti, Courrierinternational.com).