tootsie a écrit :
La vengeance me parait etre un acte pervers et avec l'exemple que tu as choisi , ben je me le demande

.
D'ailleurs j'ai trouvé sur le net : "La perversion: se venger pour survivre" de G.Bonnet
Je suis très embêtée pour répondre, parce que dès qu'on fait référence à la perversion, je suis mal à l'aise: du coup ça met un peu un frein à mon inspiration.
Je n'associe pas la vengeance à un acte pervers. elle est moralement discutable mais le principe de se venger (rendre coup pour coup plutôt que de tendre l'autre joue) ne me parait pas en soi un acte pervers. Par contre dans le scénario que je décris il y a effectivement mécanisme pervers dans le sens ou le processus est détourné de son but premier. De ce fait, il y a aussi certainement des effets pervers, mais il me semble que ça peut tout aussi bien caractériser un processus névrotique : je ne sais pas si c'est la pulsion qui change d'objet ou la pulsion qui s'adresse au même objet représenté par différentes personnes.
cb a écrit :
Oui, oui, c'est tout à fait ça : sauf qu'il y a peut-être un trait si je puis dire (ou une traite peut-être

) comme-un à tous ces innocents : ne serait-ce qu'un signifiant dans la diachronie du langage : exemple avec l'expression
mort aux vaches… trois petits points…

Ton petit coté devin m'effraiera toujours autant

mais je suppose que c'est une histoire de logique
Bon, je vais essayer de traduire en mots les pensées qui me sont venues.
"Ben qu'est ce qu'ils viennent faire les allemands là? Y a pas d'allemands dans mon histoire! En plus la guerre de 70, ça date pas d'aujourd'hui dis donc!"
Longue pause... je vaque à mes occupations...puis reprise...
" ah, le truc des uniformes...là, peut être...Ah oui, tiens! mais pas directement... un ancien militaire, un fils de militaire...Ah puis j'ai jamais pu supporter les uniformes! Ten d'ailleurs ça me rappelle que petite, fallait que je porte l'uniforme, quelle horreur!"
Nouvelle pause...J'ai failli poster hier soir.
"Tiens, faudra que je pense à appeler ma mère...Aïe! ben oui, l'allemand...elle parlait parfaitement l'allemand..."
J'arrête là, parce que il faut dire que j'ai une constellation familiale (famille recomposée) un peu compliquée avec quelques positionnements, disons antagonistes et parfois ambigues pendant les guerres de 1870, 14-18 et 39-45.
Ceci dit, il y a là, comme aurait dit Rouletabille, un bon bout de la ficelle.
Un autre bout serait de revenir à la notion d'uniforme, l'attirance répulsive à l'uniforme, ou aux formes unies qui mènerait vers la scène primitive...
Bon, merci cb pour le lien.
Marie a écrit :
vache....vache ....plutôt bouc ...émissaire il me semble
Bouc...bouc...que je sache, ce n'est pas du lait de chèvre qui m'a été donné à boire! C'est vrai ça! ça m'aurait rendu bêêêê...te
En fait, j'ai un peu de mal à faire le rapprochement avec la logique du bouc émissaire du fait que dans l'article de Wikipedia, ils font toujours référence à la notion de groupe. J'ai rencontré un groupe qui avait vécu ce phénomène et m'avait raconté son déroulement :
- l'exclusion d'une personne sous l'influence d'une autre personne, positionnée en leader.
- l'exclusion ensuite du leader, rendu respondable de l'attitude du groupe
- la réhabilitation morale de la première personne exclue (sans qu'elle revienne pour autant.
- le resserement des liens du groupe avec une solidarité accrue entre les membres, bienveillants les uns envers les autres.
Par contre, je ne vois pas comment transposer ce phénomène de groupe au psychisme d'une personne. T'as des pistes ou des lectures qui peuvent m'éclairer?

mfc