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Colloque organisé par la Revue Enfances & Psy et l’AFDA

Quand la langue défaille…

Vendredi 10 octobre 2008 (Théâtre Max Jacob : 2, bd Dupleix - 29000 Quimper)

Date de mise en ligne : mardi 8 juillet 2008

L’AFDA (Association Finistérienne des Déficients Auditifs) regroupe trois services de soin pour enfants et adolescents déficients auditifs du Finistère (CAMSP, SEES, SSEFIS).

La pratique quotidienne de réflexion et de travail auprès des enfants et des familles prises en soin par les trois services, le projet institutionnel de l’AFDA s’appuient sur les approches psychanalytiques et la théorie linguistique de Gustave Guillaume (la Psychomécanique du langage, linguistique du sujet parlant).

L’effort constant de son équipe porte sur la construction de conditions favorables à une appropriation de la langue française orale et écrite par les enfants et adolescents déficients auditifs, pour leur inscription la plus large dans la Culture, les connaissances, la scolarité, la vie sociale, dans le respect de leur subjectivité et de celle de leurs familles.
- Contact e-mail afda@wanadoo.fr

Revue de tous les professionnels de l’enfance et de l’adolescence, enfances & PSY les informe sur les avancées théoriques et les questions en débat.

Depuis dix ans, elle leur propose des dossiers thématiques trimestriels concernant tous les âges de l’enfance et de l’adolescence. Chaque année son équipe organise plusieurs colloques nationaux.

Elle est aujourd’hui, dans les domaines de la psychopathologie, du soin, de l’éducation et du social, un lieu d’échange et de réflexion sur les pratiques professionnelles.

Quand la langue défaille…

Si les langues des hommes sont indissolublement liées aux progrès accomplis par l’humanité au cours de l’Histoire, il semble possible de s’accorder sur cet autre constat que la dimension de la langue ne demeure pas moins l’objet, à notre époque, de confusions et de réductionnismes dommageables : langue réduite à sa valeur d’outil, langue rabattue sur la dimension de la communication, langue venant se confondre avec l’ordre du langage, voire langue seulement vectrice de revendications groupales et identitaristes... On soulignera encore que notre Culture, actuellement tentée par l’omni-référence de déterminations biologiques, n’est pas sans renforcer les croyances et les fantasmes attachés à la naturalité et à l’innéité des langues.

Aussi, tenter de répondre à la question À quoi sert une langue ?, ainsi qu’à celle de Comment construire une langue ?, ne semble pas pouvoir faire l’économie d’éclairages issus de pratiques et de questionnements prenant leurs sources en des endroits différents, sans quoi la langue, ou ce qui se fait de plus poreux dans une Culture valorisant toujours plus le registre de l’avoir au détriment de l’être, ne saurait éviter de tomber sous le coup d‘escamotages supplémentaires.

Le caractère fondamental d’une langue maternelle – ou langue première –, à même de transmettre l’histoire individuelle des parents, une culture familiale, des affects, peut se trouver éclairé par un détour par ses défaillances, ses ratés, ses aléas. Ainsi, il peut se déduire d’une réflexion sur la prise en soin des enfants déficients auditifs dont les parents sont, dans plus de quatrevingt dix pour cent des cas normo-entendants, et locuteurs de la langue des signes dans une proportion infime. Les enfants déficients auditifs mettent de plus en évidence le besoin de choix clairs et non fluctuants que les adultes doivent opérer pour eux, de même que la nécessité de l’exercice d’une certaine violence symbolique pour venir faire limite au pulsionnel.

C’est dans le défaut de cette dimension que l’on peut aussi, pour une large part, comprendre ce qu’il en est de l’infl ation contemporaine des manifestations de diffi cultés d’apprentissage de la lecture et de l’écriture chez l’enfant. La construction d’une langue, en tant qu’ensemble de règles complexes partagé par le groupe humain qui la pratique, doit reposer alors sur une coopération de tous les adultes assumant une fonction éducative auprès de l’enfant.

La question de la perte nécessaire à consentir pour, d’une part, entrer dans le langage et, d’autre part, construire une langue rendant possible une pensée permettant de se dégager du réel, nous mène à la problématique de l’autisme, troisième brin de notre questionnement. Loin des réductionnismes qui en limiteraient le développement à un apprentissage cognitif stéréotypé, la langue dans cette pathologie connait des défaillances s’inscrivant au cœur de la relation à l’autre.

Ces trois aspects illustrent une conception du langage faisant fond sur les finalités et les conditions de la construction d’une langue comme fruit d’un investissement libidinal subjectivant, comme actualisation de la fonction langagière, comme manifestation concrète du langage, comme appareil de références symboliques et de puissance créatrice.

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