Psychanalyse-Paris.com Abréactions Associations - 11, rue Fénelon - 75010 Paris / Tél. : 01 45 08 41 10

Accueil du site > Bibliothèque > Livres > OEdipe

Navigation

OEdipe

Dernier ajout – samedi 6 décembre 2003.

« Laisse tout ceci et ce qui s’est dit. Écoute mes paroles et sache que la science de la divination ne peut rien prévoir des choses humaines. Je te le prouverai brièvement. Autrefois, un oracle fut révélé à Laïos, non par Phébus lui-même, mais par ses serviteurs, qui disait que sa destinée était d’être tué par un fils qui serait né de lui et de moi. Cependant des voleurs étrangers l’ont tué à la rencontre de trois chemins. À peine l’enfant, étant né, eut-il vécu trois jours, qu’il chargea des mains étrangères de le jeter, les pieds liés, sur une montagne déserte. Ainsi Apollon n’a point fait que le fils fût le meurtrier du père, ni que Laïos souffrît de son fils ce qu’il en redoutait. Voilà comment se sont accomplies les divinations fatidiques. N’en aie nul souci. En effet, ce qu’un Dieu veut rechercher, il le découvrira facilement lui-même » (Sophocle, Œdipe Roi, Jocaste, Scène VII).


  • SOPHOCLE

    Œdipe Roi (Scènes I à V)

    Vers 1 à 648

    6 décembre 2003

    « Ô richesse, ô puissance, ô gloire d’une vie illustre par la science et par tant de travaux, combien vous excitez d’envie ! puisque, pour cette même puissance que la Ville a remise en mes mains sans que je l’aie demandée, Créon, cet ami fidèle dès l’origine, ourdit secrètement des ruses contre moi et s’efforce de me renverser, ayant séduit ce menteur, cet artisan de fraudes, cet imposteur qui ne voit que le gain, et n’est aveugle que dans sa science ! Allons ! dis-moi, où t’es-tu montré un sûr divinateur ? Pourquoi, quand elle était là, la Chienne aux paroles obscures, n’as-tu pas trouvé quelque moyen de sauver les citoyens ? Était-ce au premier homme venu d’expliquer l’énigme, plutôt qu’aux divinateurs ? Tu n’as rien fait ni par les augures des oiseaux, ni par une révélation des Dieux. Et moi, Œdipe, qui arrivais ne sachant rien, je fis taire la Sphinx par la force de mon esprit et sans l’aide des oiseaux augurals » (Sophocle, Œdipe Roi).

  • Sophocle

    Œdipe Roi (Scènes VI à X)

    Vers 649 à 1109

    6 décembre 2003

    « ŒDIPE. - Que dis-tu ? Polybe ne m’ a-t-il point engendré ?
    - LE MESSAGER. - Tout autant que moi-même, et pas plus.
    - ŒDIPE. - Comment celui qui m’a engendré serait-il tel que celui qui ne m’est rien ?
    - LE MESSAGER. - Ni lui, ni moi ne t’avons engendré.
    - ŒDIPE. - Pourquoi donc me nommait-il son fils ?
    - LE MESSAGER. - Afin que tu le saches, c’est qu’il t’avait reçu autrefois de mes mains.
    - ŒDIPE. - Et il a aimé aussi vivement celui qu’il avait reçu d’une main étrangère ?
    - LE MESSAGER. - Il t’a aimé parce que depuis longtemps il manquait d’enfants.
    - ŒDIPE. - Et m’as-tu donné à lui, m’ayant acheté ou trouvé par quelque hasard ?
    - LE MESSAGER. - Trouvé dans les gorges boisées de Cithéron.
    - ŒDIPE. - Pourquoi étais-tu dans ce lieu ?
    - LE MESSAGER. - Je gardais là les troupeaux montagnards.
    - ŒDIPE. - Tu étais donc un pasteur mercenaire, et tu menais une vie vagabonde ?
    - LE MESSAGER. - En ce temps-là, ô fils, je fus ton sauveur.
    - ŒDIPE. - Quel était mon mal dans cette calamité, quand tu m’as secouru ?
    - LE MESSAGER. - Les articulations de tes pieds peuvent le dire.
    - ŒDIPE. - Ô Dieux ! pourquoi rappeler cette ancienne misère ?
    - LE MESSAGER. - Je détachai tes pieds qui étaient liés.
    - ŒDIPE. - Certes, j’ai ces marques depuis l’enfance, et il n’est rien en elles dont je me glorifie.
    - LE MESSAGER. - C’est pour cela qu’on t’a donné le nom que tu as » (Sophocle, Œdipe Roi).

  • Sophocle

    Œdipe Roi (Scènes XI à XV)

    Vers 1110 à 1530

    6 décembre 2003

    « Alors, avec d’horribles cris, comme si le chemin lui était montré, il se jeta contre les doubles portes, arrachant les battants des gonds creux, et se rua dans la chambre où nous vîmes la femme suspendue à la corde qui l’étranglait. Et, la voyant ainsi, le misérable frémit d’horreur et dénoua la corde. Et la malheureuse étant tombée contre terre, une chose horrible eut lieu. Ayant arraché les agrafes d’or des vêtements de Jocaste, il en creva ses yeux ouverts, disant que ceux-ci ne verraient plus les maux qu’il avait soufferts et les malheurs qu’il avait causés ; qu’engloutis désormais par les ténèbres, ils ne verraient plus ceux qu’il ne devait plus voir, et qu’ils ne reconnaîtraient plus ceux qu’il désirait voir. Et, en faisant ces imprécations, il frappait encore et encore ses yeux aux paupières levées ; et ses prunelles saignantes coulaient sur ses joues, et il ne s’en échappait point seulement quelques gouttes de sang, mais il en jaillissait comme une pluie noire, comme une grêle de sang » (Sophocle, Œdipe Roi, Le Domestique, Scène XIII).

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Mode texte | Plan du site | Notice légale | Partenariats | Espace privé
Blogs Psychanalyse | Psychanalyste Paris | Annuaire Psychanalyste Paris | Avocats-publishing.com | Avocat Paris
Bibliothèque de Littérature érotique : Textes érotiques, histoires érotiques, confessions érotiques et récits érotiques | Librairie érotique | Sexshop Boutique érotique | Art et érotisme | Boutique érotique

Open Directory Project dmoz en français