Théophile Gautier, Spirite, Nouvelle fantastique, Éd. Charpentier, Paris, 1866.
Théophile Gautier
Nouvelle fantastique (1866)
11 octobre 2006« Jusque-là ce récit ne différait pas beaucoup des vulgaires histoires de grand chemin, mais la suite était beaucoup moins croyable, quoique le guide l’affirmât sous la foi du serment. Il prétendait avoir vu près de Malivert mourant, dont le visage, loin d’exprimer les angoisses de l’agonie, rayonnait au contraire d’une joie céleste, une figure d’une éclatante blancheur et d’une merveilleuse beauté qui devait être la Panagia, et qui posait sur la blessure du voyageur, comme pour lui ôter la souffrance, une main de lumière. Les bandits, effrayés de l’apparition, s’étaient enfuis à quelque distance, et alors la belle dame avait pris l’âme du mort et s’était envolée au ciel avec elle » (Théophile Gautier, Spirite).
Théophile Gautier
Nouvelle fantastique (1866)
5 octobre 2006« Quelle impatience vous me donnez de l’autre vie, Spirite ! répondit Malivert ; et comme avec ardeur je m’élance vers ces mondes aux splendeurs éblouissantes, au-dessus de toute imagination et de toute parole, que nous devons parcourir ensemble et où rien ne nous séparera plus !
Oui, vous les verrez ; vous en connaîtrez les magnificences et les délices, si vous m’aimez, si vous m’êtes fidèle, si jamais votre pensée ne se détourne vers rien d’inférieur, si vous laissez, comme au fond d’une eau qui repose, tomber au fond de vous l’impur et grossier limon humain. À ce prix, il nous sera permis de savourer, unis éternellement l’un à l’autre, la tranquille ivresse de l’amour divin, de cet amour sans intermittence, sans faiblesse, sans lassitude, et dont l’ardeur ferait fondre les soleils comme des grains de myrrhe sur le feu » (Théophile Gautier, Spirite).
Théophile Gautier
Nouvelle fantastique (1866)
27 septembre 2006« Au chevet, peu à peu se condensa une légère vapeur transparente et bleuâtre comme la fumée qui sort d’un brûle-parfum ; cette vapeur prit des contours plus arrêtés et devint bientôt une jeune fille d’une beauté céleste, à qui sa chevelure d’or faisait une auréole lumineuse ; Spirite, car c’était elle, regardait dormir la jeune femme avec cet air de pitié mélancolique que les anges doivent avoir devant la souffrance humaine, et, se penchant vers elle comme l’ombre d’un rêve, elle lui fit tomber sur le front deux ou trois gouttes d’une liqueur sombre que renfermait une petite buire semblable aux urnes lacrymatoires qu’on trouve dans les anciens tombeaux, en murmurant : “Puisque tu n’es plus un danger pour celui que j’aime et que tu ne peux plus séparer son âme de la mienne, j’ai pitié de toi, car tu souffres à cause de lui, et je t’apporte le divin népenthès. Oublie et sois heureuse, ô toi qui as causé ma mort !” » (Théophile Gautier, Spirite).
Théophile Gautier
Nouvelle fantastique (1866)
20 septembre 2006
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14 septembre 2006
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7 septembre 2006
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9 août 2006
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2 août 2006
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26 juillet 2006
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19 juillet 2006
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12 juillet 2006
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5 juillet 2006
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21 juin 2006
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14 juin 2006