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RSI ou pire…

Dernier ajout – samedi 4 mars 2006.


- 1 jeudi sur 4 à 21h à Abréactions Associations
- 11, rue Fénelon - 75010 Paris


  • Séminaire « RSI ou pire... »

    L’objet petit a

    Séance (inédite) du 10 mars 2005

    4 mars 2006, par Guy MASSAT

    « Cette année, janvier 2005, Jacques Alain Miller, publie la conférence du 20 novembre 1963 de Lacan sur l’interdiction de son séminaire - le 22 novembre, c’était l’assassinat de John Kennedy. Pourquoi si tard ? Jacques Alain Miller explique p. 107 :
    “Je m’avise que je ne le fais paraître qu’au lendemain de la mort de mon père, le Dr Jean Miller, décédé le 25 août 2004, et enterré selon son vœu dans le rite hébraïque. Voulais-je faire de cette publication hommage à sa mémoire, ou bien, être sûr qu’il ne le lirait pas ? Les deux ne sont pas incompatibles”.
    Comme vous le constatez Miller ne dit rien sur le trois, et pour cause, le trois c’est le Réel : Comment tuer son père ? Comment ne plus être soumis à l’idéal paternel ? En tout cas nous constatons par là qu’on ne se délivre pas si facilement de l’OEdipe. Mon père mort je m’accorde la jouissance, textuelle, avec ma mère, la psychanalyse ? Mais qui est donc l’assassin de Laïos ?
    Voilà illustré in vivo la difficulté de se libérer des noms du père ! Personne ne le veut tant l’inconscient est la chose la plus effrayante pour notre civilisation Judéo-chrétienne. Même ici, je sais que certains se moquent de moi, quand je prononce le mot inconscient. (...) Un cartel c’est un défi. Après 1626, date interdisant les duels, c’est devenu un terme historique. “Cartel de la défiance”, “cartel de défi”. C’est un avis de provocation » (Guy Massat, 10 mars 2005).

  • Séminaire « RSI ou pire... »

    Initiation (botanique) à l’objet petit a

    Lecture de la leçon 9 du séminaire de J. LACAN (RSI, 1974-1975)

    12 mars 2005, par Guy MASSAT

    « Si dans les trois premières catégories kantiennes le néant ne peut être posé que comme pensée, puisqu’on ne peut penser le néant de quelque chose qu’en le posant d’abord à titre d’objet de pensée, avec le nihil negativum, il est “non-penser”, réel en tant qu’impossible, c’est le wu-nien des Chinois, l’inconscient.
    Mais c’est seulement avec l’inconscient de Freud et surtout de Lacan que nous retrouvons l’inconscient comme premier, comme nihil negativum, et non comme relatif à quelque conscience perdue. Le rien est l’objet de la pulsion rythmique. Nous retrouvons par là Le Traité du non-être de Gorgias, et le Logos d’Héraclite. “Il n’y a rien, et même pas rien”. Il y a rien et même pas de rien comme négation. Là on entre dans une autre dimension, plus pure, plus haute, plus immédiate. Il n’y a que ce rien qui donne la sérénité, qui fait passer par de là toute souffrance, au delà des succès et des honneurs. Cette sagesse du rien est une jouissance sans objet, toutes les autres jouissances sont perverses, c’est la sagesse du vide. Dans la perspective de ce rien il n’y a plus d’obscurité mentale et ce faisant aucune peur. Sans ce rien pas de devenir possible » (G. Massat, Initiation botanique à l’objet petit a).

  • Séminaire « RSI ou pire... »

    Le tore-boyau

    Commentaire de la 9ème leçon, suivi de « Jean Bertrand Pontalis ou La psychanalyse du semblant »

    5 février 2005, par Guy MASSAT

    « Tout rond est un tore. Un “tore-boyau”, dit Lacan. Le tord-boyaux est une eau-de-vie très forte et de mauvaise qualité : un coupe pattes, comme on disait autrefois. C’est ça la topologie ! La topologie des nœuds ! C’est pourquoi il faut être prudents avec les nœuds comme avec les eaux-de-vie, sinon on comprend ou on marche de travers. [...]
    On dirait une devinette amusante pour enfant de moins de sept ans, c’est-à-dire avant l’âge de réflexion. Ça ne va pas très loin. On est loin du tore-boyau, du “coupe pattes” de Lacan. Car quelle question n’aurait pas pour réponse l’homme ? De “N’hommer” comme l’écrit Lacan. Par exemple : Quelle heure est-il ? On peut répondre l’homme, car seul l’homme connaît l’heure. Combien font deux et deux ? l’homme, car seul l’homme sait compter. Qui suis-je ? l’homme. Que puis-je savoir ? L’homme, que dois-je faire ? L’homme, que puis-je espérer ? l’homme. Toute question est femme et toute réponse est l’homme. Reste, en faveur de la femme, que toute question est plus importante que sa réponse. Mais alors où est donc l’énigme ? » (Guy Massat, RSI ou pire...).

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