Psychanalyse-Paris.com Abréactions Associations - 11, rue Fénelon - 75010 Paris / Tél. : 01 45 08 41 10

Accueil du site > Bibliothèque > Livres > Le Culte du Phallus

Navigation

Le Culte du Phallus

Dernier ajout – mercredi 6 février 2008.

Jacques-Antoine Dulaure, Des Divinités génératrices, ou du Culte du Phallus chez les anciens et les modernes, Éd. Dentu, Paris, 1805. (In-8°, XXIV-428 p.).


  • J.-A. Dulaure

    Usages indécents : ceinture de chasteté, braguette, etc.

    Les divinités génératrices (Chapitre XIV)

    6 février 2008

    « Un autre prédicateur cite un exemple de la punition qu’éprouvaient, dans l’autre monde, les dames qui montraient leur sein. “Un certain prêtre, dit-il, pleurant sa mère morte, et désirant connaître l’état de son âme, fit des prières que Dieu exauça. Étant près de l’autel, il vit sa mère liée dans un sac, entre deux démons. Sa chevelure, qu’elle avait pris soin d’orner pendant sa vie, était alors formée de serpents enflammés ; sa poitrine, son cou et sa gorge, qu’elle laissait ordinairement à découvert, étaient occupés par un crapaud qui vomissait des torrents de feu.”
    Ces prédications, cet exemple épouvantable, ne changèrent rien aux habitudes des dames, et le désir si naturel de plaire aux hommes et de leur causer des émotions, triompha autrefois, comme il triomphe aujourd’hui, de la peur des châtiments éternels et du crapaud vomissant du feu.
    Les femmes, du temps de Montaigne, avaient les mêmes habitudes. Après avoir parlé des hommes qui, avant lui, portaient l’estomac découvert, il ajoute : “Et nos dames, aussi molles et délicates qu’elles sont, elles s’en vont tantost entre-ouvertes jusqu’au nombril.”
    Des très bons chrétiens ont, dans des temps plus récents, déclamé, hélas toujours en vain, contre les nudités des gorges ; je ne dois pas m’en occuper davantage, mais, pour l’édification des lecteurs, je vais indiquer leurs ouvrages.
    Les hommes, outre l’usage de découvrir leur estomac, en suivaient dans le même temps un autre bien plus indécent. Ce qu’on appelait la braguette, au XVIe siècle, était une espèce de vêtement qui, en les couvrant, montrait les formes secrètes de la virilité, aussi exactement qu’un gant montre celles de la main. Les vieux portraits en pied nous offrent des exemples de cette mode singulière. Il paraît qu’elle commençait à tomber du temps de Montaigne. “Que voulait dire cette ridicule pièce de la chaussure de nos pères, qui se voit encore en nos suisses ? dit-il. À quoy faire la monstre que nous faisons à cette heure de nos pièces en forme sur nos gregues ; et souvent, qui pis est, outre leur grandeur naturelle, par fausseté et imposture ?” » (Jacques-Antoine Dulaure, Culte du Phallus chez les anciens et les modernes).

  • J.-A. Dulaure

    Du Culte du Phallus chez les Chrétiens du XVIIIe siècle

    Les divinités génératrices (Chapitre XIII)

    28 janvier 2008

    « Ainsi, les chrétiens ont, comme les Grecs et les Romains, observé en divers lieux toutes les parties du culte de Phallus ou de Priape. Ils l’ont adoré sous le nom de fascinum, comme un préservatif, une amulette puissante ; ils l’ont adoré sous le nom de différents saints, comme le dispensateur de la fécondité chez les femmes. Ils lui ont fait des libations, lui ont adressé des prières, ont promené son effigie en procession, et ont appendu, dans ses chapelles, des ex-voto, simulacres du sexe viril.
    À l’exception de l’usage de racler le Phallus, et d’avaler cette raclure avec de l’eau, dont je ne connais point d’exemple dans l’antiquité, toutes les autres pratiques appartiennent au culte que les anciens rendaient à Priape.
    Les chrétiens, en conservant ce culte, si étranger à leurs dogmes, n’avaient point les motifs excusables des peuples qui professaient le sabéisme ou les religions qui en sont dérivées ; ceux-ci adoraient, dans le Phallus, l’emblème du soleil régénérateur ; les chrétiens, qui n’étaient attachés à ce culte que par la routine, n’y voyaient qu’une sorte de talisman. L’on peut dire que si le Phallus était un objet sacré pour les anciens, ils ne pouvait être qu’un objet de ridicule et d’indécence dans les religions modernes de l’Europe, qui sont basées sur des principes très différents. » (Jacques-Antoine Dulaure, Culte du Phallus chez les anciens et les modernes).

  • J.-A. Dulaure

    Du Culte de Priape sous les noms de saint Fourtin, de saint René, de saint Guerlichon, de saint Guignole, etc.

    Les divinités génératrices (Chapitre XII)

    27 décembre 2007

    « Anvers était le Lampsaque de la Belgique, et Priape le dieu tutélaire de cette ville. Les habitants le nommaient Ters, et les habitants avaient pour cette divinité la plus grande vénération. Les femmes étaient en usage de l’invoquer jusque dans les moindres accidents de la vie, et cette dévotion existait encore au XVIe siècle, comme nous l’apprend Jean Goropius. “Si elles laissent, dit-il, échapper de leurs mains un vase de terre, si elles se heurtent le pied, enfin si quelque accident imprévu leur cause du chagrin, les femmes, même les plus respectables, appellent à haute voix Priape à leur secours.
    Cette superstition était autrefois si enracinée dans les esprits, continue le même auteur, que Godefroi de Bouillon, marquis de cette ville, pour la faire disparaître ou la ramener aux cérémonies du christianisme, envoya de Jérusalem, à la ville d’Anvers, comme un présent d’un prix inestimable, le prépuce de Jésus-Christ. il croyait, par-là, détourner les habitants d’un culte aussi honteux ; mais ce présent profita peu pour les femmes, et ne leur fit point oublier le sacré fascinum”.
    Goropius trouve, dans l’anagramme du mot Ters, qui est à Anvers la dénomination de Priape, un mot qui exprime, dans l’idiome du pays, l’action à laquelle ce dieu préside.
    “On montre encore, dit-il ailleurs, une petite statue, autrefois munie d’un Phallus, que la décence a fait disparaître.” Il ajoute que cette statue est placée sur la porte voisine de la prison publique. Il nous apprend que Priape avait à Anvers un temple très célèbre, où tous les peuples du voisinage accouraient en grande dévotion pour offrir leur hommage à cette divinité. Il rapporte une opinion qui fait dériver le nom de la ville d’Anvers du mot latin Verpum, qui exprime la chose dont le Phallus est la figure ; mais il n’adopte point cette étymologie, parce qu’il n’a jamais entendu prononcer ce mot par les femmes, mais bien le mot Ters, qui, dans cette ville, est synonyme de fascinum. » (Jacques-Antoine Dulaure, Culte du Phallus chez les anciens et les modernes).

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Mode texte | Plan du site | Notice légale | Partenariats | Espace privé
Blogs Psychanalyse | Psychanalyste Paris | Annuaire Psychanalyste Paris | Avocats-publishing.com | Avocat Paris
Bibliothèque de Littérature érotique : Textes érotiques, histoires érotiques, confessions érotiques et récits érotiques | Librairie érotique | Sexshop Boutique érotique | Art et érotisme

Open Directory Project dmoz en français