Benjamin Ball (1833-1893)
Benjamin Ball a débuté sa pratique médicale comme interne avec le Dr Jacques Joseph Moreau de Tours (1804-1884), médecin et philosophe qui avait un temps travaillé avec Esquirol à l’hôpital de Charenton. Rappelons qu’avant d’avoir travaillé à Bicêtre et à la Salpétrière, le Dr Moreau de Tours s’était surtout illustré, à l’instar de Freud avec son expérience de la cocaïne, en se servant du hachisch dans le traitement de patients mélancoliques (Du haschisch et de l’aliénation mentale, 1845). Sans jamais se départir de la théorie de l’hérédité, Moreau de la Tours avait véritablement été fasciné par la folie et le rêve qu’il considèrait comme les deux principaux révélateurs de la vie psychique (Identité du rêve et de la folie, 1855).
C’est donc après avoir fait ses débuts en médecine avec cet illustre personnage, que Benjamin Ball sera ensuite l’assistant de Charles Lasègue (1816-1885), avant d’être nommé agrégé. Médecin des hôpitaux, Benjamin Ball sera le premier titulaire de la Chaire des maladies mentales en 1875, puis sera reçu en 1890, académicien de médecine, soit trois ans seulement avant sa mort. Benjamin Ball est surtout considéré comme « l’héritier de la nosographie héréditariste », selon l’expression d’Élisabeth Roudinesco, issue de l’enseignement de Valentin Magnan (1835-1916) et de Jean Martin Charcot.
Principales références bibliographiques
BALL Benjamin, Du délire des persécutions ou maladie de Lasègue, Éd. H. Plon, Paris, 1871.
BALL Benjamin, La folie érotique, Éd. J. B. Baillière, Paris, 1888.
BALL Benjamin, La Morphinomanie, Éd. Asselin & Houzeau, Paris, 1889.
BALL Benjamin, Leçons sur les maladies mentales, Éd. Asselin & Houzeau, Paris, 1890.
Benjamin BALL
La folie érotique - Chapitre III : La perversion sexuelle (Section 3 et 4)
22 novembre 2003« J’ai terminé, messieurs, le tableau de la folle érotique.
En vous conduisant sur ce terrain difficile, je n’ai pas eu, je le répète, l’intention de satisfaire une curiosité malsaine ; j’ai voulu vous montrer l’une des manifestations les plus remarquables de ces délires partiels, dont la connaissance est indispensable aux aliénistes qui veulent remplir dignement le rôle d’experts auquel la justice peut les appeler.
J’espère que vous ne regretterez point le temps que nous avons employé à parcourir cette province de l’aliénation mentale et à développer les considérations d’ensemble qui découlent des faits cliniques dont je vous ai tracé l’histoire » (Benjamin BALL, La folie érotique).
Benjamin BALL
La folie érotique - Chapitre III : La perversion sexuelle (Section 2)
8 novembre 2003« Le vieil Hérodote nous raconte comment Périandre, tyran de Corinthe, après avoir fait mourir sa femme Mélissa, eut des rapports sexuels avec le cadavre.
Ce nécrophile historique a eu des émules à toutes les époques.
Connus dans l’Antiquité et au Moyen âge sous le nom de lycanthropes, vampires, démoniaques nommés nécrophiles par Guislain, etc., ces malheureux furent la terreur des populations et l’objet des mesures les plus sévères » (Benjamin BALL, La folie érotique).
Benjamin BALL
La folie érotique - Chapitre III : La perversion sexuelle (Section 1)
1er novembre 2003« L’un des compagnons d’armes les plus célèbres de Jeanne d’Arc était le maréchal Gilles de Retz, qui combattit vaillamment à ses côtés pour chasser les Anglais de France. C’était un brave chevalier, mais dont les mœurs étaient tellement scandaleuses, même pour cette époque grossière, que lorsqu’il chevauchait à côté de la Pucelle les soldats disaient : "Voilà le diable qui chevauche à côté de la sainte Vierge". Il occupait une haute position après la guerre et jouissait de la faveur du prince, lorsque tout à coup il quitta brusquement le service du roi pour se retirer dans son domaine de Machecoul, en Bretagne, où il se livra pendant quatorze années à des orgies abominables, dans lesquelles il fit massacrer plus de huit cents enfants » (Benjamin BALL, La folie érotique).
Benjamin BALL
La folie érotique, Librairie J.-B. Baillère et fils, Paris, 1888.
11 octobre 2003
Benjamin BALL
La folie érotique, Librairie J.-B. Baillère et fils, Paris, 1888.
4 octobre 2003
Benjamin Ball
La folie érotique, Librairie J.-B. Baillère et fils, Paris, 1888.
16 août 2003