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Jean-Jacques Rousseau

Dernier ajout – samedi 25 mars 2006.

  • Jean-Jacques ROUSSEAU

    J’ai écrit cette comédie à l’âge de dix-huit ans...

    Narcisse ou l’amant de lui-même (Préface)

    25 mars 2006

    « Il m’a fallu bien des réflexions, bien des observations et bien du temps pour détruire en moi l’illusion de toute cette, vaine pompe scientifique. Il n’est pas étonnant que durant ces temps de préjuges et d’erreurs ou j’estimais tant la qualité d’Auteur j’aie quelquefois aspiré à l’obtenir moi-même. C’est alors que furent composes les Vers et la plupart des autres Écrits qui sont sortis de ma plume, et entr’autres cette petite Comédie. Il y aurait peut-être de la dureté à me reprocher aujourd’hui ces amusements de ma jeunesse, et on aurait tort au moins de m’accuser d’avoir contredit en cela des principes qui n’étaient pas encore les miens. Il y a longtemps que je ne mets plus à toutes ces choses aucune espèce de prétention ; et hasarder de les donner au Public dans ces circonstances, après avoir eu la prudence de les garder si longtemps, c’est dire assez que je dédaigne également la louange et le blâme qui peuvent leur être dus ; car je ne pense plus comme l’Auteur dont ils sont l’ouvrage. Ce sont des enfants illégitimes que l’on caresse encore avec plaisir en rougissant d’en être le père, à qui l’on fait ses derniers adieux, et qu’on envoie chercher fortune, sans beaucoup s’embarrasser de ce qu’ils deviendront » (Jean-Jacques Rousseau, Préface à Narcisse ou l’amant de lui-même).

  • Jean-Jacques ROUSSEAU

    Narcisse ou l’amant de lui-même

    Comédie représentée par les comédiens ordinaires du roi, le 18 décembre 1752

    25 mars 2006

    « LISIMON : Oh, oh ! vous avez bien changé de langage ! Et toi, Lucinde, aimes-tu toujours bien ta liberté ?
    - LUCINDE : Je sens, mon père, qu’il peut être doux de la perdre sous les lois du devoir.
    - LISIMON : Ah ! les voilà tous raisonnables. J’en suis charmé. Embrassez-moi, mes enfants, et allons conclure ces heureux hyménées. Ce que c’est qu’un coup d’autorité frappé à propos !
    - VALÈRE : Venez, belle Angélique ; vous m’avez guéri d’un ridicule qui faisait la honte de ma jeunesse ; et je vais désormais éprouver près de vous que quand on aime bien, on ne songe plus à soi-même » (J.-J. Rousseau, Narcisse ou L’Amant de lui-même).

  • Jean-Jacques ROUSSEAU

    Madame, apprenez la nouvelle de la prise de quatre rats...

    Vers rédigés à Madame La Baronne de Warens, Virelai (1737)

    24 avril 2004

    Madame, apprenez la nouvelle
    De la prise de quatre rats ;
    Quatre rats n’est pas bagatelle,
    Aussi n’en badiné-je pas :
    Et je vous mande avec grand zèle
    Ces vers qui vous diront tout bas,
    Madame, apprenez la nouvelle
    De la prise de quatre rats.

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