Psychanalyse-Paris.com Abréactions Associations - 11, rue Fénelon - 75010 Paris / Tél. : 01 45 08 41 10

Accueil du site > Bibliothèque > Textes > Littérature > E. T. A. Hoffmann

Navigation

E. T. A. Hoffmann

Dernier ajout – samedi 19 août 2006.

Ernst Theodor Amadeus Hoffmann est né le 24 janvier 1776 à Königsberg, et mort le 25 juin 1822 à Berlin.


  • E. T. A. HOFFMANN

    Le magnétiseur

    Conte, 1814

    19 août 2006

    « Cet homme ne me prescrivit aucun traitement. Il se bornait à me regarder d’un oeil fixe pendant quelques minutes, en tenant mes mains serrées dans les siennes. Alors, au lieu des étouffements nerveux qui me faisaient tant souffrir, je sentais un calme assoupissant circuler dans tout mon être, et je tombais dans un long sommeil. Plus tard, il me sembla qu’en dormant j’étais douée d’un sens nouveau. Le médecin m’interrogeait, et je lui disais tout ce qui se passait en moi, comme si j’eusse lu dans un livre. Plus tard encore, il me sembla qu’Alban (c’est le nom de ce docteur étrange) allumait par sa volonté, au centre de mon être, un foyer de lumière qui resplendissait ou s’éteignait, selon que cette volonté m’attirait à lui ou me refoulait sur moi-même. Que te dirai-je enfin, chère amie ? Il se passe en moi un phénomène que nulle expression ne peut retracer. Tu riras peut-être de moi, et tu me traiteras de visionnaire ; eh bien, je t’assure qu’il s’opère entre Alban et moi une sorte de transsubstantiation intellectuelle qui me procure un bonheur bien supérieur à toutes le délices que je pourrais imaginer dans la vie réelle.
    Quoi qu’il en soit, tu peux dire à mon fiancé Hippolyte que je ne l’ai jamais tant aimé, et que je n’ai jamais tant désiré son prompt retour. Depuis que le docteur Alban m’a soumise à cette puissance singulière qu’il nomme, je crois, magnétisme, il me semble que c’est par lui et en lui que j’aime Hippolyte avec plus d’effusion » (E. T. A. Hoffmann, Le magnétiseur).

  • E. T. A. HOFFMANN

    L’homme au sable

    Contes nocturnes, 1817

    17 mai 2003

    « Il arrive souvent que des hommes névrosés déclarent que les organes génitaux féminins représentent pour eux quelque chose d’étrangement inquiétant. Cet étrangement inquiétant est cependant l’orée de l’antique patrie des enfants des hommes, de l’endroit où chacun a dû séjourner en son temps d’abord. On le dit parfois en plaisantant : Liebe ist Heimweh (L’amour est le mal du pays), et quand quelqu’un rêve d’une localité ou d’un paysage et pense en rêve : je connais cela, J’ai déjà été ici - l’interprétation est autorisée à remplacer ce lieu par les organes génitaux ou le corps maternel. Ainsi, dans ce cas encore, l’ « Unheimliche » est ce qui autrefois était « heimlisch », de tous temps familier. Mais le préfixe « Un » placé devant ce mot est la marque du refoulement » (S. FREUD, L’inquiétante étrangeté [Das Unheimliche, 1919]).

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Mode texte | Plan du site | Notice légale | Partenariats | Espace privé
Blogs Psychanalyse | Psychanalyste Paris | Annuaire Psychanalyste Paris | Avocats-publishing.com | Avocat Paris
Bibliothèque de Littérature érotique : Textes érotiques, histoires érotiques, confessions érotiques et récits érotiques | Librairie érotique | Sexshop Boutique érotique | Art et érotisme | Boutique érotique

Open Directory Project dmoz en français