Da Vinci Ode
Intervention du jeudi 16 février 2006
11 mars 2006, par Christophe BORMANS« La métaphore comme déni de la métonymie donc, et de ce fait, dans le cas qui nous préoccupe, le Vautour, qui vient là comme une métaphore, qui vient rompre avec la métonymie des désirs maternels de Léonard de Vinci.
Métaphore de Freud également, qui s’adressant à Jung à son retour de ce fameux et fabuleux voyage d’Amérique, lui met entre les pattes ce Vautour, bref lui met entre les griffes, entre les serres, la question de la transmission psychanalytique.
La métaphore, comme une hérésie (RSI) vient briser la série (SRI). C’est-là le déplacement de la lettre, la père-mutation du nœud borroméen !
C’est comme ça que l’analyse dénoue les symptômes : dîtes ce qui vous passe par la tête, autrement dit faîtes série (SRI), vous tomberez, tôt ou tard, sur le futur antérieur de la métaphore, sur l’hérésie (RSI), sur l’hérésie de votre propre structure psychique, de votre propre trou-matisme.
Pour qui se soumet à cet exe-RSI-S, doublement symbolique donc, ça ne peut pas manquer... La cure analytique, la cure par la parole, la cure par la série - la cure par le SRI -, pour qui la tient par le bon bout, par le bon bord, par le bor-roméen, est d’une efficacité thérapeutique qui ne sera jamais égalée » (C. Bormans, Das Ding chez les Tontons flingueurs).
Da Vinci Ode
Sexe-poser à l’EPSa (14 décembre 2005)
21 janvier 2006, par Christophe BORMANS« Ces Knödel, - ces boulettes de la mère -, associées, ici, avec la fourrure du pardessus, la longue queue, la petite barbe en pointe, les turqueries, un Freud “stupéfait” par la démonstration ad oculos... Ça nous parle quand même un peu tout ça :
“Mon rêve des trois Parques, dit Freud beaucoup plus loin, est un rêve de faim, très net, mais il ramène le besoin de nourriture à la nostalgie de l’enfant pour le sein maternel et il utilise un penchant innocent pour en couvrir un plus grand qui, lui, ne peux s’extérioriser franchement” (Traumdeutung, p. 204).
Réfléchissons : ne serait-ce pas là ce penchant plus grand du rêve des Knödel, qui viendrait, justement, faire irruption dans le sujet qui nous préoccupe, - au travers de ce “Vautour-Geier” du Souvenir d’enfance de Léonard de Vinci ? Non pas tant, ici, comme un lapsus, encore moins comme un jugement conscient, que les auteurs du Livre noir s’empressent bien vite à qualifier de “mauvaise foi”, mais bien comme un jugement inconscient, quelque chose qui serait ici de l’ordre de ce que Freud qualifiera de “Verleugnung” dans son article sur le “Fétichisme” - c’est-à-dire : un déni » (C. Bormans, Da Vinci Ode).
Da Vinci Ode
Intervention du jeudi 8 décembre 2005
10 décembre 2005, par Christophe BORMANS« Ce “Sang réel”, donc, qui jaillit de la gorge d’Irma-Marie, ce rêve princeps, comment ne pas voir qu’il véhicule ce féminin, sacralisé, dont Freud est porteur au moment même où il se lance dans cette “voie royale”, selon sa propre expression, qui le mène de l’interprétation des rêves à l’inconscient.
Voilà donc l’hérésie (RSI) : Lacan ne s’y trompera pas ! L’hérétique, c’est au sens premier, quelqu’un qui a la connaissance des secrets de la religion. Ainsi, celui qui préférait les évangiles apocryphes - du grec apokruphos, “rendu secret” -, ou non conformes à la publication de l’Empereur Constantin, était considéré comme hérétique.
Le mot hérésie vient du grec “airesis”, qui signifie “choix”. En ce sens, les premiers hérétiques, ce sont ceux qui ont fait le choix de Marie-Madeleine, le choix du féminin. » (C. Bormans, 8 décembre 2005).